Entre 1986 à 2006, la part des salaires a baissé de 9.3 % en France ("Mieux" qu'en Europe, où elle n'a baissé que de 8 %) .
Cela représente 100 milliard d'euros qui sont allés vers le capital, c'est à dire 25 fois le déficit des retraites ou 12 fois le trou de la Sécu !
Économiquement, la France, avant la crise, allait très bien alors qu'une très grande majorité de français ont vu leurs pouvoirs d'achat diminuer.
Le marché est incapable d'équilibrer les revenus entre salaire & capital car les décideurs ont abandonné un revenu fondé essentiellement sur le salaire au profit du capital. Jusque dans les années 80, l'entreprise fonctionnait sur 3 piliers, avec leurs motivations propres : les salariés et les actionnaires devaient se partager les bénéfices alors que le dirigeant arbitrait pour assurer la pérénnité de l'entreprise.
Mais, petit à petit, l'entrepreneur a été "intéressé" par la rentabilité à court terme de son entreprise avec les stock-options. Et comme le salaire est un investissement à long terme (formation, motivation, esprit d'entreprise, stress au travail, absentéisme), il a été réduit à son minimum pour augmenter la part de l'actionnariat. Les salariés ont alors perdu la bataille !
Puisque le monde économique en est incapable, c'est donc à l'état que revient la fonction de redistribution des richesses. Voilà pourquoi le bouclier fiscal est une hérésie économique.
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vendredi 6 mars 2009
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